Bienvenue

Fire Emblem Bloodlines s'inscrit dans la lignée des Forums RPG dédié à l'univers de la licence Fire Emblem. La trame est ici totalement inventée. Avatar en 200*320. Déconseillé au moins de 16 ans.

Nous recherchons

Effectifs

Zones Libres : 4 membres
Agartha : 6 membres
Da'Lin : 4 membres
Valundra : 3 membre
Drakons : 2 membre

La situation du moment

Le Roi de Da'Lin vient de périr assassiné et le pays est en proie aux doutes car l'héritier du trône ne souhaitent pas y monter pour le moment. Les Drakons font de plus en plus parler d'eux.

Crédits Codage

Merci à Shoki/MV pour la barre latérale sur Never-Utopia
Merci à CCCRUSH
Merci à Awful
Terrible



 

Aaron – Prince d'Agartha

 :: Au commencement... :: Au commencement... :: Âmes acceptées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Prince d'Agartha & Conseiller de la Reine
Nation : Agartha
Métier : Conseiller de la Reine
Statut : Veuf


Aaron Volondil d'Agartha

  • Ron (proches), Tété (par certains de ses frères et sœurs)
  • Stratège  – Tomes élémentaires et épée
  • 48 ans
  • Conseiller de la reine et Chercheur de Lagides
  • Agartha
  • Demi-elfe
  • Nul n'échappe à son devoir sans en subir les conséquences, aussi puissant soit-il. L'histoire s'en souvient très bien.
  • Tôshirô Hitsugaya - Bleach.
“On commence par se dire qu'une chose est impossible pour se dispenser de le tenter, et cela devient impossible, en effet, parce qu'on ne le tente pas.”

Physique & Caractère



Cheveux : Argentés & en bataille
Yeux : Turquoises
Visage : Traits fins & peau halée
Carrure : Moyenne & entrainée
Taille : 181 cm
Corpulence : 79Kg

Qualités
Sensoriel – Observateur – Explorateur – Inventif – Déterminé – Protecteur – Bienveillant – Énergique – Passionné – Indépendant – Endurant - Familial

Défauts
Entêté – Réservé – Naïf – Altruiste – Lunatique – Perfectionniste – Intransigeant – Sensible – Élitiste – Critique – Introverti - Vindicatif


Physique


Aaron est semblable a un homme dégageant une impression singulière. En quoi me diriez vous ? Pas par sa taille qui peine à atteindre le mètre quatre vingt, ni par sa silhouette qui semble toute somme commune. Du moins, c'est ce que laisse envisager ses vêtements qui, pourtant d'excellentes factures, trahissent l'usure des voyages. La lame à son dos, arborant une garde finement ouvragée, ainsi que son allure souple et assurée suggère néanmoins un entrainement martial évident. Les plus perspicaces noteront également un genre de sac en bandoulière porteur de tomes magiques, signe d'une probable connaissance magique quelle qu'elle soit.

Domine une crinière argentée et éclatante contrastant avec une peau mate, hâlée par le soleil brûlant d'Agartha où trône en son centre, deux joyaux tel des turquoises irisés qui lui confère ce pénétrant regard. Scrutateur et juge, ce dernier brûle d'une intelligence et d’une volonté vivace. Pour les habitués du palais royal, les traits de son visage ne saurait que crier un air de familiarité flagrant, celui avec la reine Astéria en personne. Il possède en effet son menton, son nez ainsi que ses joues, tout comme la crinière argentée ainsi que les oreilles en pointes des demi-elfes. Tant de coïncidences qu'ils ont tôt fait de devenir une évidence.


Caractère


Aaron est tel un iceberg, avec un air sans animosité et un calme apparent, on se rend compte qu'il n'y a pas que cela et qu'il est bien difficile de s'imaginer ce qu'il dissimule réellement. La raison de cette complexité et toute simple en vérité : son odorat. Au delà d'être certainement son sens le plus aiguisé, il est relié à sa vue ainsi que son ouïe via une synesthésie olfactive. Ainsi ce qu'il voit et entend lui évoque également des odeurs. Si cela lui stimule mentalement mémoire et créativité, elle est également cause d'un profond chaos sensoriel affectant son tempérament. C'est bien évidemment un secret, connu de lui seul.

Il possède cette soif de connaissance et cette inventivité, qui en ont fait un esprit brillant que l'art de la magie eu tôt fait de stimuler. Il connait ainsi un certain nombre d'arts magiques que l'avidité n'a guère suffit à elle seule à satisfaire. Il est loin d'en avoir encore maîtriser les éléments - une vie entière n'en serait pas capable - mais suffisamment pour savoir comment tout cela fonctionne. Il est ainsi et surtout un quêteur de connaissance, c'est pourquoi, il est toujours en mouvement sans cesse en train de chercher à découvrir de nouvelles expériences. Un amoureux du voyage et de l'aventure dont cette quête insatiable lui génère une grande frustration qui a tendance à faire de lui un éternel insatisfait. Il est en quête de perfection du monde, il aime que les choses soient bien faite quitte à y passer davantage de temps.

Le retour de bâton est que si il lui est aisé de mémoriser quelque chose par cette centralisation olfactive de ses deux autres sens, c'est vrai également dans l'autre sens. Une odeur provoquée pourra lui remémorer des souvenirs involontairement, des bons comme des mauvais, qui ont raison d'un certain lunatisme de sa part. Un ascenseur émotionnel qui lui confère une sensibilité qu'il est parfois difficile de contenir. C'est principalement la raison de son côté introverti et de son goût peu prononcé pour les mondanités. La pratique martiale de l'épée lui a cependant été salvateur, lui accordant une discipline mentale qui lui a permis de canaliser notablement ce chaos et lui épargner la folie où même de se perdre dans ses propres souvenirs. C'est pourquoi il est vital pour lui de pratiquer quotidiennement.

Tout ce savoir cumulé a fait de lui un stratège éclairé et de bon conseil. Et si il aime partager ce savoir, il en reste assez avare cependant. Avec sa propre perception de l'ordre, le mérite est une notion importante à ses yeux que ce soit vis à vis de lui même ou des autres. Pour lui, l'équité n'est pas de ce monde et chacun à sa place. Ce n'est pas pour autant qu'il faut négliger d'être juste. De grands pouvoirs impliquent nécessairement de grandes responsabilités mais tout le monde n'en est pas digne. Ainsi n'échange t il pas avec n'importe qui, n'importe comment. Et si quelque chose ne lui plait guère, il l'énoncera ou prendra l'initiative de le faire comprendre, voire se montrer vindicatif dans les cas extrêmes. Il est entêté et borné à sa manière. Malgré tout, il possède cette naïveté qui préfère voir le bon en chacun plutôt que de chercher la mauvaise part. Du blanc au noir, il préférera une majorité de blanc. C'est pourquoi, il a généralement cette attitude réservée mais amicale.

Si il est également quelqu'un de plutôt détacher vis à vis des autres, c'est vrai pour presque tout sauf en ce qui concerne la famille, c'est même une notion sacrée pour lui. Astéria, en est certainement au sommet. L'odeur de sa mère est son tout premier souvenir, ce qui lui donne une part importante de sa synesthésie et fut un vecteur majeur de son évolution. Il est ainsi lié à elle, d'une manière qu'il est probablement impossible d'imaginer. Il lui est donc totalement dévoué et loyal. Nalya, sa fille, est ce qui lui reste de sa bien aimée Myrim. Si il l'aime comme un père, elle est également un rappel constant de sa perte, éveillent en lui, la peine et la colère. Elle est sa fierté tout autant que sa malédiction, c'est pourquoi il se comporte étrangement dur et difficile avec elle.

Bien que Prince, Aaron n'ait jamais vraiment songé à une quelconque forme de prétention au trône. Pour lui, depuis toujours, Astéria est à cette place et, ne l'ayant jamais vu vieillir, il n'a jamais songé à ce que cela change un jour. Il a toujours préféré l'aventure et les voyages, mais préférentiellement, loin du monde qui le parasite jusqu'à parfois le submerger, Aaron se sait être de bon conseil et a toujours cherché l'estime de ses proches. Il a un grand sens du devoir et ne rechigne pas à la tâche.

Histoire




Synthèse Chronologique:
 


I. Le Prince


La fleur de Lotus ... Une odeur douce, celui d'une mère nourrissant son enfant, l'enserrant de la chaleur de ses bras. Une image aussi émouvante que commune, elle n'en reste pas moins mon tout premier souvenir et le restera pour toujours.

Nous somme en l'an 1152 et je viens de naître. Fils de la reine d'Agartha, Astéria, et jeune prince du royaume, j'eus pour ainsi dire une enfance loin de toute misère. Cependant, nous étions nombreux à être princes et princesses, tant que ce titre n'avait plus vraiment de sens. Dut à son devoir de reine, notre mère était une femme très réservée et n'avait que peu de temps à nous accorder. Et même si tous ne cherchaient pas nécessairement son attention, nous restions nombreux à la vouloir, si bien qu'une forte rivalité en naquit. Astéria était également très exigeante avec nous ce qui exacerba encore plus le jeu de la concurrence entre nous.

Vers ma dixième année, la curiosité me poussa à connaître l'identité de mon père. Dénommé Calen, celui-ci mourut suite au Rituel, bien des mois avant que je naisse. Tout ce que j'appris de lui était qu'il fut un des grands chevaliers du royaume qui, suite à de terribles blessures qui le mutilèrent, se porta volontaire pour le sacrifice annuel. Ce fut ainsi que la reine lui offrit sa dernière volonté. Cette découverte me mit en tête que je ne fus en vérité que le fruit d'une dernière volonté d'un sacrifié. L'idée de n'avoir jamais été désiré et n'être venu au monde que par pitié, me tourmenta profondément. Déjà très instable à l'époque, ce nouveau sentiment de colère et d'incompréhension, me rendit particulièrement turbulent. Incapable de l'exprimer clairement, elle nourrit haine et rancune pendant une année qui détériora peu à peu ma relation avec Astéria

Jusqu'au beau jour où, fatiguée de mon insubordination, elle en vint à me mettre pied au mur. Ce fut alors que je lui révélai tout et lui déversais des mots que je regrette encore aujourd'hui. Des mots que nulle mère ne devrait avoir à entendre de son fils. Figée, son masque d'impassibilité se fissura, face à cette avalanche de colère et de haine, elle ne put répondre et me gifla si férocement que j'en finis à même le sol. Je la vis alors partir en courant tout en se couvrant le visage. Elle pleurait, c'était la première fois que je la vis ainsi. J'avais mal, très mal, je sentais cette palpitation vive sur ma joue mais c'était en mon cœur qu'était la douleur. La douleur de l'avoir blesser. Si jeune, si ignorant, si stupide. Accourant vers elle, en lui enserrant la taille encore petit que j'étais, lui demandant pardon tout en pleurant de la peine et des remords qui me submergeaient alors. Nous restâmes ainsi un long moment. Nous n'avions alors jamais été aussi proche avant cet instant.

J'avais comme grandi d'un coup, Ron le turbulent, n'était plus. Ma mère me donna alors mes premiers cours de combat qui m'apporta finalement un support mental vital : un meilleur contrôle de mes sens et de ma focalisation. Entraîné par la suite des mentors, je me sentais désormais libérer de tout ce poids qui m'avait écrasé depuis lors. Telle une seconde vie, pendant les années qui suivirent, je pus aisément parfaire mes connaissances magiques ainsi que martiale, notamment à l'épée que je jugeais bien moins encombrante que la lance, arme de cœur d'Astéria.

Puis vint le jour de mes 20 ans, la tradition voulait que je quitte le palais ainsi que la ville afin de tracer ma propre voie. Si le départ fut difficile, je m'y étais déjà préparé et cela aurait été mentir que l'idée de voyager n'avait pas été désiré. Après tout, si je restais de long moment à l'intérieur du palais à étudier la magie, le reste du temps je préférais le passer dehors. Astéria m'offrit alors une épée, qui se révéla être celle de mon père, Calen. Un dernier regard partagé, avant de monter un cheval et, sans me retourner à nouveau, je partis tracer ma propre voie.


II. Le Voyageur


Accompagné de deux gardes dans ce périple, nous quitâmes l'île d'Agartha redescendant sur le continent du dessous que je ne connaissais qu'aux travers de mes livres. D'après Astéria, c'était au sein d'une des anciennes forêts des zones libres que c'était retranché Volondil, mon grand père. Mère ne m'avait jamais donné l'opportunité de faire sa connaissance et j'étais bien curieux de savoir qui était réellement cet homme dont j'avais hérité le nom. Je ne savais que bien peu de chose hormis d'être un grand mage. Il ne s'attendait sûrement pas à la venue de l'un de ses petits fils, fallait il deja que je le trouve.

Le destin capricieux choisit cependant une toute autre alternative qui coûta la vie à mes deux gardes qui périrent lors d'une attaque surprise de bandits. Du moins, ce fut ce que j'en déduisis par mon réveil lorsque je me retrouvai enfermé et enchaîné. Je n'étais visiblement pas le seul à avoir subit le même sort à la vue des quelques prisonniers déjà présent. Ce fut ainsi que je rencontrai pour la première fois, Myrim, une habile Laguz féline. Emmenés dans la zone libre après quelques jours, nous parvînmes, avec opportunité et astuce, à nous libérer et à nous échapper.

Ce fut ainsi que de prince, je devins un simple homme du peuple, abandonnant mon statut royal pour la première fois, sans me séparer de la précieuse épée de mon père. Puis je rejoignis ce nouveau groupe d'inconnu méritant qui me mena en Da'lin. En pensant a envoyer de réguliers messages à ma mère pour lui éviter toute inquiétude, nous profitâmes d'un moment de cohabitation fructueuse pour renforcer nos liens. Notamment avec Mymir, avec qui je nouai une affinité toute particulière. Puis après quelques aventures partagées le groupe se dispersa, motivé par les buts personnels de chacun.

Toujours motivé à rencontrer Volondil, je partis en direction de la forêt limitrophe d'Agartha. Myrim, originaire de Da'lin et désireuse de découvrir Agartha me suivit. Une fois entrés sans encombres en ma région natale, à la croisée des chemins, après une nuit d'adieu, nous nous séparâmes sur la promesse de retrouvailles. Puis, bien des jours passèrent à arpenter la forêt avant que je ne comprenne pourquoi il me fut si difficile de trouver la retraite de mon grand père. Elle était dissimulée magiquement de manière à ce que seul les souvenirs de ma mère le concernant me permirent de trouver les pistes qui me menèrent à lui.

Cela ne l'empêcha pas de me chasser, semblant peu désireux de voir sa retraite ainsi perturbée. Cependant, je n'avais pas fait tout ce chemin pour reculer maintenant. Mon entêtement et mes connaissances magiques me permirent cependant d'atteindre un semblant d'estime de sa part. Volondil, marqué par les longues années d'isolement, s'ouvrit peu à peu en éveillent en lui une certaine nostalgie lorsque nous échangeâmes quelques un de nos souvenirs respectifs d'Astéria. Puis, persistant, il finit par céder à ma requête visant à partager ses connaissance de la magie.

Après quelques années d'apprentissage fructueuses, une surprise de taille survenue lors d'une de mes visites régulières au village le plus proche. Cherchant  les dernières nouvelles du royaume et en envoyer à ma mère, un visage familier se tenu devant un chariot itinérant, celui de Myrim. Elle s'était finalement décidée à se lancer dans le commerce. De chaleureuses retrouvailles s'en suivirent ainsi qu'une nouvelle promesse, celui de la rejoindre dans son entreprise. Cependant, pour l'heure, j'avais encore beaucoup à faire ici auprès de Volondil.

Il ne fallut même pas deux années, avant que Volondil ne me congédiât jugeant que je devais désormais expérimenté par moi même. Décidément on savait de qui ma mère tenait. Après les adieux vint le moment de retrouver Myrim à Da'lin. Malgré un début modeste, elle était parvenue à faire fructifier quelques peu ses affaires, elle avait la fibre commerciale à n'en pas douter. Une entreprise que je n'eus pas de mal à soutenir, en tant que garde et mage itinérant. Les voyages qui suivirent furent avec une compagnie aussi inespérée qu'exquise. Ce fut sans nul doute un de mes meilleurs moments de ma jeune existence. Je découvris auprès d'elle nombres de régions et de cultures différentes que ce soit à Da'lin, à Agartha ou au sein des zones libres. Valundra nous restait néanmoins fermée à cause de sa politique autarcique et intolérante vis à vis des non humains.

La menace des attaques de Valundra était toujours belle et bien présente mais avec l'augmentation des effectifs des escortes, les risques furent fortement réduits. Mais ce fut en l'année 1178 que Myrim me fit l'honneur de voir un petit être grandir peu à peu en son ventre. Aussi lui avouai-je, mes origines royales, que je lui avais caché jusqu'alors. Bien que coléreuse à l'idée de ne pas lui avoir dit plus tôt, l'invitation au palais d'Agartha eut rapidement l'effet inverse.

L'année suivante émergea par la naissance de Nalya, ma fille. Chargé des affaires commerciales en l'absence de Myrim, j'avais du m'absenter avant d'être averti de l'imminence de l'avènement. Elle avait bien choisi son moment pour perdre les eaux. Aussi me précipitai je en ouvrant avec fracas la porte de la pièce. Elle était là, tenue tendrement dans les bras de Myrim. Elle avait cette odeur de fleur de Lys. Dans mes bras, paisible et endormie, je sus dès lors que je serais capable de tout pour elle.


III. Le Redresseur de torts


Les neuf années qui suivirent furent prospères et fructueuses. Myrim reprit en main les affaires commerciales, mais cette fois ci associée officiellement avec Agartha. Nalya ne s'arrêta pas de grandir jour après jour, ressemblant toujours un peu plus à sa mère. Malgré, la demande d'Astéria de la garder protéger au sein du palais, Myrim insista pour la garder auprès d'elle. Quant à moi, je restais une partie du temps à la soutenir, tout en veillant sur Nalya, passant l'autre partie du temps à l'étude magique.

Du moins, ce fut le cas jusqu'à ce terrible jour. Alors que j'expérimentais un nouveau sort de glace, je fus interrompu par un des gardes de Myrim. Il était gravement blessé, venir jusqu'ici ainsi avait du tenir du supplice. Lorsque les mots sorti de sa bouche, une vive douleur empoigna mon cœur. Sans réfléchir, je me précipitai à l'extérieur et enfourchai mon cheval, afin de galoper en direction du campement de la compagnie.

Après plusieurs heures de galop, la vision d'effroi d'un camp totalement dévasté se dévoila sous mes yeux. Cette vision m'affligea d'une incontrôlable et infecte odeur de souffre pendant que j'étais à la recherche désespérée de Myrim et de Nalya. Je ne trouvais alors que mort et destruction, dans mon malheur leur disparition me rempli en parti d'espoir de les revoir en vie. En retirant une flèche sur l'un des cadavres, j'en reconnus de suite la provenance. Une colère dévorante m’épris le cœur et resserra l'emprise de mes doigts brisant la flèche au creux de ma main.

Réunissant à la hâte un groupe de mercenaire composé de quelques connaissances, nous partîmes sur les traces du repère esclavagistes. Mais ce qui devait être un sauvetage, se mua rapidement en un dilemme que Zarek, le meneur du groupe m'imposa : celui de choisir entre la vie de Nalya et celle de Myrim. Un choix terrible, dont celui de ne pas choisir serait plus terrible encore. Alors que je retenais la cage de Nalya, le meneur du repère, tout en s'apprêtant à prendre la fuite, offrit celle de Myrim au vide de la falaise. Je n'eus d'elle qu'un dernier échange regard, dont je me souviendrai pour toujours. Malgré les larmes marquant son visage, elle eut ce sourire, comme apaisée de savoir sa fille saine et sauve. A genou au bord du vide, face au long silence, une colère incontrôlable me submergea hurlant ma douleur. Je jurai alors, face à l'écho du vide, la mort prochaine de Zarek et tous ses esclavagistes.

Mais le temps était d'abord au recueillement ainsi qu'à la préparation. Myrim fut emmener au sein de sa terre natale, afin qu'elle y repose en paix, comme elle l'aurait souhaité. Nalya, encore ignorante et innocente, fut remise sous la protection du palais d'Agartha. Astéria exigea bien entendu explication de tout ceci, cependant ma colère laissa place au silence. C'était un conflit que j'allais provoquer et qui ne devait pas s'étendre à Agartha. J'étais certain qu'elle serait à même de comprendre après ce qu'elle avait elle même réaliser il y a longtemps. Réunissant toute la richesse de la compagnie commerciale, je mis tout en œuvre afin trouver une force de frappe, composée de mercenaires, d'amis et de volontaires désireux de se débarrasser des esclavagistes.

Ainsi la traque de Zarek commença à travers tout le territoire de la zone libre, s'attaquant aux divers groupuscules esclavagistes présents de la région. Le combat, l'odeur de souffre, de sang et de brulé ... Un appel à l'instinct primaire qui m'apporta une adrénaline enivrante et galvanisante. A chaque ennemi vaincu de ma main, c’était Zarek que je voyais succombé. Cette violence mit à profit toutes mes connaissances tactiques, magiques et martiales. Malgré nos assauts, Zarek semblait toujours avoir une avance en se trouvant déjà ailleurs, nous filant entre les doigts. Nous savions que Valundra ne resterait pas impassible à ce qu'il se passait ici, mais rapidement, nous apprîmes qu'il s'était réfugié dans sur l'île la plus proche du continent, au sein de Valundra. Dans notre frénésie collective, nous prîmes la mer, même si au fond de moi, je savais cela être une erreur. Une seule chose comptait : qu'il crève !

Une fois sur la terre ferme, force fut de constater que l'assaut de la ville se révéla bien plus complexe, mais l'effet de surprise nous permit de passer au travers de la garde de cette petite ville. Zarek était désormais à portée de main, cerné, je pris le temps de jouer avec lui, savourant chacun de ses cris pour l'entendre hurler et supplier avant d'en terminer avec son existence de ma lame. L'odeur de son sang sonna comme une récompense mêlée à la douce odeur de fermentation de bière alors que le corps de Zarek venait de s'écrouler à l'entrée de cette auberge. Levant le regard vers le ciel, je ressentis ce moment d'apaisement alors que le visage de Myrim me revenait. Je savais qu'elle n'aurait pas cautionné cela, mais cela ne pouvait en être autrement, il devait payer.

Revenant à moi même, je sus dès lors qu'il y aurait maintenant un prix à payer. J'avais comme fait un pacte avec le diable. La majorité de ceux que j'avais engagé se foutaient pas mal de ma vengeance, ceux qui ne désiraient pas le pillage et le massacre, ne vouaient que haine envers le peuple de Valundra. Aussi la ville fut elle mise à feu et à sang et malgré la garde défaite, le peuple de Valundra n'était pas de ceux à rester à se morfondre dans la terreur. Ils prirent leur armes et répliquèrent à ce massacre. Malgré leur nombre, mal équipé, ils ne pouvaient rivaliser.


IV. Rédemption


Dans tout ce chaos, j'en fus venu à blesser finalement et mortellement une femme qui cherchait à rejoindre son mari mourant. Prenant conscience de mon acte, je me précipitai pour essayer de la sauver, mais il était déjà trop tard. Les mains couvertes de son sang, dans un flash, je me voyais contempler le visage de Myrim sur le corps sans vie. Un rappel qui me paralysa et m'anéanti. Il ne fallut alors pas bien longtemps avant que quelqu'un ne me porte le coup qui me terrassa et me fit sombrer dans l'inconscience. A mon réveil, je me retrouvai une seconde fois enfermé et enchainé. Je n'ai jamais vraiment su ce qu'il s'était passé et comment tout avait fini mais cela n'avait désormais que peu d'importance en vérité.

La prison devint mon exutoire, le châtiment que je ne pouvais moi même m'infliger. Les geôliers de Valundra méritaient amplement leur réputation. Je m'offris à leur torture, je leur avouais tout ce qui me fut possible de dire, hormis ma véritable identité. Je ne pouvais risquer à entrainer Agartha dans cette vendetta. Pour l'heure, je n'étais qu'un vengeur plein de haine parmi tant d'autres. Mais séparer de la lumière du jour, faiblissant chaque fois un peu plus, la routine, la douleur et l'enfermement vinrent anéantir toute notion de temps et d'espace qui m'éloignèrent de la réalité. Jusqu'à ne devenir plus qu'une ombre oubliant même ce qu'elle avait été.

Au fond d'un cachot, je finis vendu pour une misère en tant qu'esclave. Un homme dénommé Hagen, m'acheta disant chercher un assistant afin de l'aider dans ses tâches. Il se révéla être un homme bon qui me soigna avant que je puisse lui être d'une quelconque utilité. Il dirigeait l'école des soins, un poste important visant à gérer autant des élèves que des patients. Démarrant à titre d'assistant de Hagen, ma mémoire revint peu à peu, les odeurs m'aidant à me remémorer certains souvenir. De simples images tout d'abord qui prirent formes et mouvements.

Mémorisation, intelligence et précision marquèrent l'appréciation de Hagen, l'aidant ainsi aux diverses tâches qu'il venait à me confier, ce qui eu gain de confiance en moi. Puis, peu à peu, mes habitudes revinrent comme la pratique de l'épée ainsi que celle de la magie. Puis ceux d'Astéria, de Myrim et de Nalya ainsi que la raison de ma présence en Valundra. Bien entendu, je gardai tout cela secret. Si l'idée de m'enfuir me vint rapidement, l'idée de trahir la confiance de Hagen me retint de le faire. Quelque part, cela me permit également de découvrir l'environnement de Valundra ainsi que sa culture. Même si je sentais que je n'étais pas la bienvenue, le statut d'esclave de Hagen m'accordait une certaine tolérance. De plus, malgré des coutumes assez rustres, le peuple de Valundra se révéla être un peuple capable de faire preuve d'autant d'humanité.

Ce ne fut qu'au bout de la quatrième année à son service que je me décidai à partir, recherchant à rejoindre mes proches au sein de ma patrie. Hagen s'en était cependant douté et m'attendait sur le départ. Il me laissa pourtant partir justifiant le fait que j'avais amplement investi son achat. Aussi en échange lui révèlai-je ma véritable identité et lui annonçai-je qu'il serait toujours le bienvenue en Agartha. Le long périple se déroula sans encombres, prenant une petite embarcation afin de retrouver le continent incognito, puis en s'envolant pour l'île volante d'Agartha. Une fois arrivé au palais, mon entrée eut comme l'effet d'une bombe. Pendant plus de cinq années, sans la moindre nouvelle et n'ayant trouvé de moi que l'épée de mon père, j'avais été comme laissé pour mort. Ainsi, eut-il ce long moment d'émotion inévitable en retrouvant les miens et plus particulièrement avec Astéria et Nalya.

Une fois cet instant partagé passé, afin de combler le vide de cette absence, j'en vins à narrer mes aventures des ces dernières années. Et, après plusieurs mois à partager ce nouveau temps avec Nalya, ma curiosité aidant, je ne pus m'empêcher de m'intéresser aux affaires du royaume et notamment aux problématiques de ma mère. De mes humbles suggestions aux diverses tâches qui la pesaient, Astéria me proposa de devenir officiellement l'un de ses conseillers, chose que j'entrepris d'accepter assurément. Puis, s'ouvrant quelque peu à moi, je découvris ce qu'elle vint à chercher en cachette et lui promis de l'aider à cette tâche. Ce fut ainsi que je me mis à quitter le palais la majorité du temps pour arpenter la région de Lagides, à la recherche d'une solution à ces sacrifices nécessaires au bon déroulement du rituel.

Créé par Karas
Tout nouveau, tout chaud, juste été très tenté par ce bien beau forum :D
Mar 8 Mai - 18:24
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Prince d'Agartha & Conseiller de la Reine
Nation : Agartha
Métier : Conseiller de la Reine
Statut : Veuf
Hellow ! Petit up pour dire que j'ai fini ma fiche :3
Mer 16 Mai - 21:17
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Meneur Drakon de Glace
Nation : Zones Libres
Métier : Ex-Forgeron, désormais chef des Drakons de Ryujin
Statut : Veuf
WAAAAAAAAAAAAAAAAAH MAIS CETTE FICHE EST UNE PERLE, JPP

Pour moi presque tout est bon! J'aurais juste besoin de quelques petits ajustements avant de te valider!

En effet, tu parle de zones 'limitrophes' d'Agartha et de Valundra, hors, Agartha est une île volante et Valundra des îles nomades qui voguent sur l'eau, du coup le terme 'limitrophe' ne s'applique pas ici, malheureusement, je suis désolée! ;v;

Deuxième petit point! Tu parles à deux reprises d'une Léa, dans ton histoire, mais nous ne savons pas qui elle est. Est-ce qu'une soeur de Nalya? :3

Voilà, c'était tout ce que j'avais retenu! Le reste est parfait, j'ai adoré ta plume et ton histoire! ♥️ Je te valide dés que les ajustements ont été fait! BISOUS A TOI!
Ven 18 Mai - 13:00
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Prince d'Agartha & Conseiller de la Reine
Nation : Agartha
Métier : Conseiller de la Reine
Statut : Veuf
Merci, ça fait toujours plaisir ! :D

Effectivement tous ça était complètement sorti de ma tête ^^
Et oui Léa/Nalya c'est la même personne. J'avais changé de nom entre temps x)

Je corrigerai tout ça samedi dans la soirée du coup, puisque pas possible avant.
Ven 18 Mai - 17:27
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Meneur Drakon de Glace
Nation : Zones Libres
Métier : Ex-Forgeron, désormais chef des Drakons de Ryujin
Statut : Veuf
Aucun souci p'tit champi, prends ton temps! ♥️
Ven 18 Mai - 17:36
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Prince d'Agartha & Conseiller de la Reine
Nation : Agartha
Métier : Conseiller de la Reine
Statut : Veuf
Vala ! j'ai fais les corrections, j’en ai profité pour corriger certaines fautes/formulations x)
Sam 19 Mai - 23:29
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://fireemblembloodlines.forumotion.eu
Esprit de la Génèse

Validé(e) !

Bienvenue sur Fire Emblem : Bloodlines!

Maintenant que tu as passé l'étape la plus difficile, tu peux aller gambader librement au sein du forum!
Cependant, n'oublies pas d'aller recenser ton avatar. Ceci fait, tu pourras ensuite aller chercher des relations, des partenaires de rps, de construire ton récapitulatif rp si tu le souhaite, et/ou de t'en remettre à la Stray Arrow si tu souhaite avoir un peu de random dans tes rencontres!

A très bientôt sur Fire Emblem : Bloodlines!
Mar 22 Mai - 23:15
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Au commencement... :: Au commencement... :: Âmes acceptées-
Sauter vers: