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La situation du moment

Le Roi de Da'Lin vient de périr assassiné et le pays est en proie aux doutes car l'héritier du trône ne souhaitent pas y monter pour le moment. Les Drakons font de plus en plus parler d'eux.

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Merci à Shoki/MV pour la barre latérale sur Never-Utopia
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Terrible



 

L'Enfant qui servait de Sacrifice

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Reine d'Agartha
Nation : Agartha
Métier : Reine Mère d'Agartha
Statut : Célibataire
L'enfant qui servait de sacrifice

Ainsi, le prochain sacrifice avait été désigné. Encore une période de l’année que je détestais et que je subissais à chaque fois. Entendre que l’un de nos concitoyens devait se sacrifier pour le bien du plus grand nombre me brisais le cœur à chaque fois. En deux siècles j’ai pu voir tout types de personnes ; des mages pieux, des braves humains, des jeunes promis à un avenir certain. Tous fiers de mourir pour leur pays, tous fiers d’accomplir leur devoir. Et la seule chose que je pouvais offrir à ces âmes héroïques était un confort pour leurs familles, mais je préférerais vraiment stopper cela une bonne fois pour toutes.

Le prochain sacrifice avait fait parler de lui, ou plutôt devrais-je dire d’elle. Il s’agissait d’une jeune Laguz félin, répondant au nom de Nia. Je me souviens encore qu’il y a dix ans elle n’avait pas hésité une seule seconde à accepter de devenir le prochain tribut, tout ça dans le but de protéger sa mère malade. Une histoire qui avait touché et émeu tout le Royaume. Comme tous les autres sacrifices, je me suis assurée que sa mère ne manque de rien, mais l’idée de sacrifier une enfant si jeune me désolait, et me rappelait mon échec en tant que Reine.

Aujourd’hui était le jour où je devais la rencontrer, je l’ai convoquée personnellement au Palais Royal. Je voulais voir cet enfant de mes propres yeux. De ce que je sais, elle n’a développé aucune affinité magique, cela doit sûrement être compensé par ses attributs bestiaux. Je n’ai entendu que du bien de cette personne récemment, j’avais hâte, mais je ne pouvais m’empêcher d’être navrée pour elle. Quand on sait ce que la vie peut offrir, mourir comme ça aussi jeune était une honte.
Comme chaque sacrifice, je lui permettais de s’entretenir avec moi devant la cour, j’espère apprendre beaucoup de cette personne. Les Sacrifiés ont souvent des choses intéressantes à raconter.

L’Heure approchait, tout en surveillant le cadran solaire de près, j’ordonnais à mes domestiques de m’habiller un peu plus rapidement. Une tenue formelle était de mise, après tout je devais me montrer avec prestance devant l’enfant. Je ne pouvais pas montrer une mauvaise image, je pourrais briser le peu de rêves qu’il lui reste avant de nous quitter pour un monde meilleur. Je devais me montrer tout aussi forte que cet enfant.

Dix heures, l’heure de l’audience, assise sur mon trône, je pouvais voir de cette hauteur toute personne dans la pièce, le Soleil nous illuminait de sa douce présence, devant l’ensemble de mes conseillers, chevaliers, de ma garde rapprochée, de mes servants et du personnel du palais, notre héroïne qui aura son nom dans l’Histoire allait nous faire la grâce de sa présence.

Peu de temps après, un homme du palais vint à moi, se prosternant, comme tout citoyen de ce pays doit d’accomplir pour espérer pouvoir me parler. Un cérémonial auquel j’ai mis énormément de temps à m’habituer. Mais l’étiquette restera toujours l’étiquette.

- Votre Majesté, je me fais l’honneur de vous parler, par la présente, Dame Nia, choisie des Prodiges, vient d’arriver au Palais.

- Très bien. Faites-la entrer.

~((Castle Entrance))~


Les immenses portes de la salle du Trône s’ouvrirent alors, les trompettes se mirent à souffler, les violons jouaient une douce mélodie pour amener notre invité, me laissant apercevoir que le sacrifice était aussi chétive qu’une enfant…Par la Sainte, devons-nous vraiment continuer à laisser des âmes aussi pures de beauté et d’innocence partir pour l’autre monde ?


ft. Nia
Sam 5 Mai - 2:06
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Nation : Agartha
Métier : Sacrifice
Statut : Pas encore sacrifiée
« Mais n'avez-donc aucun respect ? Aucune décence ? Notre bien aimée souveraine vous convie à venir la rencontrer officiellement, et vous partez vous amusez ! De toute ma vie, je n'ai jamais vu un tel manqu... »

ET BLA
ET BLA
ET BLA

Nia n'écoutait à présent plus les remontrances du précepteur qui l'avait accompagnée vers Camelot depuis les terres de Lagides. Ce voyage n'avait en effet rien de touristiques, ce n'était pas des vacances, au contraire on ne pouvait faire plus officiel. La grande reine d'Agartha, sa majesté Astéria avait, comme de coutume, convoqué le prochain sacrifice pour une rencontre à la cours. Ce genre de cérémonie, la jeune Laguz commençait à en avoir l'habitude. Tous ces notables qui venaient présenter leurs respects au sacrifice, louer son courage et son altruisme et verser des larmes de crocodiles devant son jeune âge, alors qu'en fait ils étaient sans doute bien content que cela ne soit pas eux dont la vie allait prendre fin pour le bien commun...

Ce matin là, elle s'était levée aux aurores et avait profité du calme matinal pour s'éclipser discrètement de l'hôtel particulier qui lui servait de résidence à elle et ses l'ensemble des gens qui accompagnait le sacrifice dans ses voyages. Sa capuche fermement ancrée sur ses cheveux d'argent, elle était parti faire un tour à Camelot. La ville était avant tout un centre culturel et religieux avant d'être une cité marchande. La jeune fuyarde avait dans un premier temps rencontré de nombreux temples et différents autels qui lui rappelaient sans cesse sa fonction en ce monde. Cela l'avait d'abord mise de mauvais poil. Cependant ses pas avaient finis par la mené plus loin de leur lieu de repos, vers les terrains d'entrainements des Wyvernes Agartienne.

Perchée sur un toit, Nia avait alors observé longuement les puissantes créatures. Elle les voyait interagir avec leurs dresseurs, entre elles, elle tentait de comprendre les exercices d'entrainement auxquels on les soumettait, puis en vint finalement à penser que comme elle, ces écailleuses créature vivaient en cage. Des cages aux barreaux plus ou moins dorés certes, mais des cages tout de même. Malgré toute la soif d'aventure et de liberté qui pouvait les animer, elles avaient des devoirs à accomplir, un rôle à jouer à Agartha. Pour le bien commun...

Perdu dans ses pensées, regardant les wyvernes à l'horizon sans vraiment dénier les voir, Nia n'avait pas fait attention aux heures qui avaient bien pu s'écouler depuis son départ. La convocation était prévue à dix heure, et Nia, occupée à rêver de chevaucher une wyverne pour partir découvrir le monde, fut soudain sortie de ses pensées par le signal du petit déjeuner après les exercices matinaux. Cela signifiait qu'il devait être environ... neuf heure ! Rapidement, la jeune Laguz était reparti vers leur hôtel particulier, cavalant agilement dans les rue qui commençaient doucement à s'animer de la ville. Et cela nous amène à l'instant présent. Nia, en retard, en train de se faire sermonnée. Il fallait à présent se mettre en route pour la grande pyramide royale et la salle du trône. Pas le temps de se préparer pour l'occasion, ou de prendre un petit déjeuner. La belle tenue de cours qui avait été préparée pour le sacrifice avait été laissée sur le lit au profit de traditionnelle combinaison orange à capuche. Cela n'était pas pour déplaire à notre sacrifice.

Pendant le discours de remontrance du vieux précepteur qui dura tout le trajet jusqu'aux portes de la salle du trône, Nia, fidèle à ses côtés parfois enfantin, s'était ouvertement moqué de lui, tantôt en lui coupant la parole, ou souvent en l'imitant pour le parodier, n'agitant que les lèvres sans émettre de son. À sa grande joie, elle était même parvenue à décrocher un petit rire chez l'une des dames de compagnie du cortège sacrificiel.

Mais elle se retrouvait à présent devant les portes de la salle du trône. Le vieil homme se tut dans ses remontrance alors que les lourdes portes commencèrent à s'ébranler. On annonça

«Dame Nia, choisie des Prodiges»

Il était temps de remettre le masque...

L'expression de Nia se fit plus neutre, ses grimaces disparurent, son visage se détendit, ses yeux perdirent leur éclat moqueur. Elle commença ensuite à s'avancer, digne du rôle qui était le sien. Une démarche souple, fluide, assurée mais pas conquérante. Un pas d'une lenteur mesurée, qui la rapprochait inexorablement du trône où siégeait la reine mère. Le faste de la salle du trône était plus impressionnant encore que tout ce que la jeune fille avait pu voir par le passé.

La cours observait la nouvelle venue, les regards classique que l'on adressait au "Sacrifice d'Agartha". Nia les détestait, mais elle avait du apprendre à les ignorer, les supporter. Poursuivant sa route, elle se rapprochait du trône. Elle posait à présent les yeux sur la reine mère. Elle était belle, très belle. Elle portait des parures plus impressionnante encore que tout ce que Nia avait pu voir dans sa vie réuni. Sur son trône, elle dégageait une impression de calme, d'autorité et de pouvoir tout simplement incroyable. Nia comprenait un peu mieux tout le respect et toute la déférence avec laquelle on la traitait.

Mais ce ne fut pas cela qui marqua le plus notre jeune Laguz. Au delà de cette souveraine démonstration de pouvoir, Nia fut frapper par un détail dans son expression, dans son regard. Ce regard, il lui rappelait Zephiran... C'était un regard triste, emplie de sollicitude pour son prochain. Un regard qui connaissait le réel prix de la cérémonie du sacrifice. Qui comprenait le sens de l'expression "commettre un mal pour un plus grand bien."

Nia était à présent devant le trône, mais perturbée par cette impression qu'elle venait d'avoir, elle ne s'inclina pas immédiatement. Restant debout, les yeux rivés sur la noble Astéria. Son masque se fissurait alors qu'elle se demandait qui était cette femme derrière son statut. Nia reprochait aux gens de ne voir en elle que le sacrifice, mais sans doute Astéria subissait-elle le même traitement. Preuve en était que Nia avait abordé cet entrevue officielle de cette manière. Mais se pouvait-il que cette femme soit capable de la comprendre ?

Nia fut tirée de ses pensées alors que quelques murmures choqués venaient agresser ses félines oreilles. Quelques courtisans présents devait se demander quel était ce terrible manquement à l'étiquette. Ramenée à la réalité, la jeune Laguz sera fort sa main droite pour se reconcentrer. Si fort que ses griffes traversèrent même le fin cuir de ses gants pour venir se planter légèrement dans paume, laissant quelques traces sanglantes. Le sacrifice serra les dents, ignorant la douleur et entreprit de faire sa révérence comme de coutume.

Le visage baissé vers le sol, elle en profita pour reconstituer son masque qui s'était fissuré un bref instant. Prenant une longue inspiration, ce fut le sacrifice d'Agartha qui releva la tête vers sa Majesté Son visage était redevenu impassible, elle allait pouvoir réciter ces lignes apprises par cœur pour ce genre d'occasion :

«Votre Majesté, Nia, fille de Lyre et élue des prodiges pour l'année à venir vient comme de coutume se présenter à vous. Puissions nous toujours œuvrer au maximum de nos capacités pour le bien de ce pays et de son peuple. »
Dim 6 Mai - 1:48
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Reine d'Agartha
Nation : Agartha
Métier : Reine Mère d'Agartha
Statut : Célibataire
L'enfant qui servait de sacrifice

Chaque année, nous avions droit à la même phrase, aux mêmes mots. Mais chaque année, la personne qui les prononçait était soit extrêmement fière, soit apeurée, soit malheureuse, soit en colère…bref une émotion ressortait. En de rares cas, j’avais pu voir des gens avec un visage des plus neutres. Servir de sacrifice ne pouvait pas être aussi anodin. Cela étant, je savais qu’il fallait garder une certaine noblesse dans sa manière d’être perçue. Mais cela me faisait toujours une drôle de sensation de voir un Sacrifice ne rien laisser paraître. Peut-être qu’elle ne ressentait vraiment rien à l’idée de mourir après tout, cela était tout à fait envisageable. Mais cela contredirait une certaine pièce à conviction que je garde depuis quelques temps désormais.

Je n’ai même pas eu besoin de prononcer le moindre mot pour que ceux qui osaient faire la moindre réflexion ou même prononcer le moindre mot pendant que j’étais en audience se fassent gentiment accompagnés par mes gardes jusqu’à la sortie. Un simple regard accusateur suffisait. Je ne supporte pas les messes basses. Etre invité dans ma cour en tant que spectateur est un prestige immense, se taire est la seule règle à ne pas outrepasser. Noble ou pas. Le manque de respect était une notion qui m’était chère. D’autant plus devant notre Sacrifice qui prenait la peine de venir jusque là et de donner sa vie dans quelques mois. Je n’aurais pas supporté que la petite Laguz aie une mauvaise impression de la cour.

Restant assise sur mon trône, je regardais avec un visage plein de compassion cette enfant qui me rappelait les miens, sa chevelure avait une couleur proche de la mienne comme mes héritiers, elle était vraiment adorable vu d’en haut.

Je me suis permise donc de lui répondre, étant donné qu’elle s’était présentée, avec une voix d’un ton autoritaire mais à la fois chaleureux :


- Nia, citoyenne d’Agartha, je vais commencer cette audience par un point qui me semble des plus importants. Au nom de tout le peuple d’Agartha, moi, Astéria Daenara d’Agartha, te remercie chaleureusement de ton acte de courage et de vertu. Le sacrifice de soi est la plus grande des vertus, jamais ton nom ne sera oublié. Tous ceux qui te parjureront seront bafoués et jamais plus les tiens ne manqueront de quoi que ce soit.

Voilà, j’avais prononcé les remerciements officiels, maintenant, j’allais pouvoir aborder d’autres sujets.

Je claquai donc des doigts, pour que l’un de mes servants m’apporte immédiatement un vieux parchemin, datant de plusieurs années. Un parchemin qui m’était directement adressé et que j’attendais de pouvoir montrer à cette jeune Laguz pour poursuivre cette audience, mais je devais lui poser une question juste avant. Sans faire attention au domestique qui restait à genoux à côté de moi, tenant un plateau doré avec le parchemin dessus, je poursuivis ma discussion avec cette fille.

- Mon enfant, j’ai toujours eu une grande estime pour les sacrifices que j’ai pu voir au fil des années, en un siècle de règne, de nombreuses personnes sont venues ici pour se présenter à moi, il est même déjà arrivé que certains sacrifices soient avortés pour de nombreuses raisons. Je me suis intéressée à ton cas qui a fait parler maintes et maintes fois la cour, mais les conjectures n’ont pas leur place dans la salle du Trône. J’exige des réponses sincères Nia, as-tu peur de la mort ? Explique-moi les raisons qui t’ont poussé à faire ces choix-là.



ft. Nia
Lun 7 Mai - 20:53
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Nation : Agartha
Métier : Sacrifice
Statut : Pas encore sacrifiée
La reine répondit à la salutation de Nia par les formalités d'usage. Le fameux discours qu'elle avait tant entendu, on louait son courage, sa dévotion envers son pays, on la remerciait. On lui promettait que son nom ne serait oublié. Mais tout cela sonnait creux, n'y avait-il pas des sacrifices tous les ans ? Qui donc était capable d'en citer les dix derniers ? Et de toute façon, qu'est-ce qu'un mort pouvait bien avoir à faire d'avoir une statue à son effigie ? Tout cela ne parlait pas à Nia, elle comprenait la nécessité du sacrifice, elle acceptait son destin, mais elle se serait bien passé de toute cette reconnaissance surfaite qui sonnait faux. Néamoins, en chaton bien dressée, elle hocha lentement la tête pour répondre à ces formules de politesse classique.

Nia ne manqua pas de se dire que la voix de cette femme lui convenait divinement. Il en émanait cette même impression de force et d'autorité, caché derrière un translucide voile de douceur. La voix d'une souveraine sévère mais juste, impitoyable mais pas insensible...  Dans l'ensemble,  bien qu'elle ne lui parusse intimidante - punissant d'un simple regard ceux qui osaient lui déplaire -, la reine mère faisait bonne impression sur la jeune Laguz. Elle en venait à se dire que la rencontrer dans un cadre moins formel pourrait presque être intéressant, mais il fallait déjà en finir avec cette barbante cérémonie...

Du coin de l'œil, la jeune fille vit un serviteur apporter un parchemin posé sur un plateau à la souveraine absolue de la cité volante. Cela faisait-il parti de la cérémonie ? La demoiselle aux oreilles de chat n'en savait rien. Cela ne lui évoquait rien, mais peut être avait-elle négligé quelque partie du long discours que lui avait tenu son précepteur à propos de cette rencontre. La curiosité de la Laguz ne serait vraisemblablement pas satisfaite de suite car la reine, ignorant l'homme s'adressait de nouveau à elle. Mais son ton n'était plus le même, les mots de la souveraine s'enchainaient de manière moins codifiée. Peut être était-ce d'avantage Astéria qui se cachait derrière ses mots ? Sa question semblait sincère...

Nia observa quelques instants la reine, son regard félin la détaillait calmement, sans que ses lèvres ne se mettent en branle. Clignant très lentement des yeux, son attention ne se dissipait alors qu'elle tentait de comprendre où son interlocutrice voulait l'amener. La personne face à elle était un véritable puzzle pour la jeune fille, un labyrinthe dont elle parvenait pas à déceler ni l'entrée ni la sortie pour le moment. Mais Nia n'avait pas le temps de chercher, sa réponse se faisait déjà attendre quelques peu, et l'on ne faisait pas attendre la reine d'Agartha. La demi féline décida de lui accorder sa confiance pour le moment, et de répondre avec son cœur plutôt qu'avec son masque :

« Ma reine, je me suis présentée à vous et votre cours comme Nia, fille de Lyre et élue des prodiges. Mais savez-vous comment ma très chère mère m'a toujours appelée ? Nia, fille de Skrimir, petite fille de Solhaut et héritière de Dheginsea.
J'appartiens aux laguz-chat, un peuple fier et libre des terres sauvages. Mère m'a bercée de récits sur mon peuple, m'a contée mille et une fois les exploits de mes ancêtres, mais aussi l'ivresse de la liberté lorsque l'on parcourt la vaste plaine sous forme animal et que le vent de la liberté vient vous fouetter le visage. Ces histoires m'ont toujours faite rêvé, pas un jour ne passe sans que je ne m'imagine les vivre, elle sont mon héritage, ma culture, mon passée et mon trésor.
Pourtant, jamais je n'ai eu loisir d'y goûter. Je n'étais encore que nourissonne lorsque les miens furent décimés et réduits en esclavages. Le sort nous plaça alors entre les mains de l'école des mages. Bien que nous y fûmes bien traitées, je grandissais les yeux brillants des histoires de mon peuple. Je me prenais à rêver de liberté, de vent et d'aventure...
Puis d'esclave, je devins future sacrifice. Je n'avais que six ans, mère était malade et allait finir à la rue. Je savais que le sacrifice jouissait d'un certain statut, je ne comprenais pas tout à l'époque, mais je ne voyais pas d'autre moyens. J'étais une fille inquiète pour sa maman et voulant bien faire, je crois bien lui avoir brisé le cœur...
Vous savez, je ne l'ai jamais vu autant pleurer que ce jour là, mais je ne comprenais pas pourquoi. »


Au fur et à mesure de son discours, la voix de la petite fille, d'abord assurée et heureuse s'était faite plus frêle parfois pouvait-on y déceler un léger chevrotement. Son masque se fissurait de l'intérieur, mais elle gardait la tête haute tâchant de n'en rien laisser paraître. Une larme vint rouler lourdement sur sa joue sans qu'elle ne puisse la contrôler. Une seule et unique larme.

« Aujourd'hui bien sûr, je comprends le rôle qui est le mien. J'en comprends l'importance, la nécessité et ne chercherai à m'en défiler. Ce destin est le mien depuis dix années à présent. Bientôt ma route touchera à sa fin, mais je ne regrette rien. La cérémonie du sacrifice est un mal nécessaire, mais moi, elle m'a permis de rester dix années de plus avec la personne que j'aime le plus au monde... Le prix à payer pour cela est bien faible... »

La voix de la petite laguz resta un moment en suspens. Elle ferma les yeux un instant avant de reprendre, plus calme à présent:

« Ma reine, vous m'avez demandé si j'avais peur de la mort.
Je ne peux nier que j'aurais aimé que ma route continue un peu plus loin, cependant la fin du voyage ne m'effraie point. Je n'ai pas peur de la mort, car je ne pense pas avoir jamais vraiment vécu. »
Mar 8 Mai - 1:19
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Reine d'Agartha
Nation : Agartha
Métier : Reine Mère d'Agartha
Statut : Célibataire
L'enfant qui servait de sacrifice

Je…je n’avais pas les mots pour répondre à cet enfant. Aussi jeune et aucune appréhension pour la mort. Le fait qu’elle parle de son passé devant moi sans même hésiter m’impressionnait au plus haut point. Je regrette sincèrement qu’elle ait pu subir un passé aussi douloureux. Cela me rappelait en tant que Reine que j’avais encore du travail à faire du côté des chasseurs d’esclaves. Rien n’a changé malgré toutes les lois et toute la répression que j’ai pu faire. Une partie de moi se sentait vraiment coupable pour tout ce qu’elle a pu subir. C’est exactement pour ce genre de raisons que je suis contre le fait d’aller chercher des esclaves à l’étranger, déjà que cela peut engendrer des querelles avec nombre de tribus et peuples, cela est destructeurs de vie. Cette enfant aurait pu vivre heureuse, loin de tous ces problèmes… Cela me rendait malheureuse de la voir ainsi. Je ne pouvais que difficilement cacher mon émoi face à ses propos.

Le plus difficile fut d’attendre qu’elle ait fini de parler pour que je puisse arrêter de la regarder dans les yeux. Je ne pouvais défaire la culpabilité de mon peuple et de moi-même face à tout ça. La plupart du temps, les Sacrifices se sentent fiers de rendre ce « service », mais là il s’agissait de quelqu’un qui n’avait vraiment rien à faire là-dedans. Ce qui m’attristait vraiment.

Quand elle eut fini ses mots, je fermai les yeux un long, très long instant, à la fois pour réfléchir, mais pour aussi retenir mes larmes de colère. Si j’avais le nom ne serait-ce que d’un de ses agresseurs du passé, j’aurais mené directement une expédition punitive. Soupirant un bon coup, je fis de mon mieux pour replonger dans la discussion. Mais cela me semblait dur. Comme si le poids des années et de tous ces sacrifices remontaient à la surface. J’en avais vu des sacrifices, je savais toujours comment réagir, mais je pense qu’à force, si on n’essaye pas de se montrer concerné et fort vis-à-vis de cela, on tombe dans l’indifférence. Et l’indifférence est indigne d’un souverain.


- Mon Enfant, je suis touchée par tes mots. Si je t’ai posé ces questions, c’est parce que j’ai quelque chose à te montrer. Une chose que je garde près de moi depuis dix années maintenant.  Que la Cour se retire.

D’un simple geste de doigt, je fis comprendre à mon serviteur qui tenait le plateau, d’apporter le parchemin au Sacrifice. Je ne fis pas l’affront de d’expliquer à la Laguz qu’il faille lire le parchemin. je pense qu’elle pouvait comprendre toute seule. Ce même doigt expliqua à tous les invités dans la Salle du Trône que leur départ de la salle serait apprécié. Je pouvais profiter ainsi d'un peu d'intimité avec le Sacrifice et elle pouvait s'affranchir de toute pression pour ce courrier qui la concernait.
Après ce que l’enfant allait lire, je crois qu’elle aurait besoin de temps pour réfléchir. A moins que sa détermination soit plus grande encore que prévu. Nous verrons bien.

- J’ai déjà répondu à ce parchemin, expliquant que j’attendrais de te voir personnellement et voir ce que tu penses de cette situation avant de donner une réponse définitive. C’est à toi de prendre une décision maintenant. Si tu le souhaites, je peux te donner quelques jours pour que j’entende ta décision.

Ce que contenait le parchemin ? Pour faire simple, une lettre de la mère de Nia expliquant tout l'amour qu'elle porte pour son enfant et me suppliant de prendre la place de sa fille en tant que sacrifice. Je n’ai rien contre les substituts pour ce genre d’occasions, d'autant plus que c'est la première fois que je reçois ce genre de lettre. Mais tous les partis devaient se mettre d’accord auquel cas j’appliquerai ce qui est convenu initialement, à savoir le sacrifice de Nia.


ft. Nia
Mar 8 Mai - 3:20
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Nation : Agartha
Métier : Sacrifice
Statut : Pas encore sacrifiée
La reine ne l'avait pas interrompu dans sa longue tirade. Elle n'avait pas montré de signe d'agacement face à ces mots qui a priori ne venaient pas directement répondre à la question qu'elle lui avait posé en lui intimant de répondre honnêtement. Au contraire, elle l'avait laissé parlé et écouter avec attention semblait-il. Son regard était resté braqué sur elle, comme si elle cherchait à lire en elle. L'expression de la reine ne trahissait presque aucune émotion, elle conservait une hauteur souveraine, une grâce qui sied aux dirigeants de ce monde. Cependant, son regard était lui plus expressif, il trahissait une certaine agitation intérieure, peut être de la compassion mais Nia ne pouvait en être certaine.

Lorsque la jeune laguz eu fini de parler, un silence de plomb s'était abattu sur l'ensemble de la cours. Elle avait visiblement fait impression avec son discours improvisé mais sincère. Elle espérait ne pas avoir fait de faux pas...

Finalement, la reine lui répondit. Sa voix était plus douce que lors de la phase des salutations. Nia était parvenue à l'atteindre, à la toucher avec son histoire. Ou sinon elle faisait preuve de remarquables talents d'actrice. Avant que la jeune laguz n'ai le temps de se demander comment allait se poursuivre cette entrevue avec la personne la plus haut placée à qui elle n'avait jamais eu à faire, la reine congédia sa cours et envoya son serviteur porter le parchemin à l'enfant qui venait de lui ouvrir son cœur.

Le pli était visiblement ancien, vieux de plusieurs années. Le parchemin avait séché avec le temps, devant plus fragile et cassant. La petite Laguz le prit avec précaution sur ce plateau qui avait sans doute plus de valeur que l'ensemble de ses possessions réunies. Malgré le temps qui avait passé, il semblait avoir été conservé avec soin...

Dépliant l'ancien document, notre demi-féline favorite se demandait de quoi il pouvait bien s'agir. La salle du trône était vide à présent, il ne restait plus que la reine et le sacrifice. Deux des êtres les plus dévoués à leur pays sans doute. Une fois le parchemin ouvert, Nia pu commencer sa lecture, mais immédiatement elle laissa échappé un petit cri d'étonnement et d'émotion aux premiers mots qui venait de lui passer sous les yeux. Il s'agissait de la classique formule de salutation : "Chère Altesse, ", mais Nia avait reconnu immédiatement la graphie. Un rapide coup d'oeil à la signature en bas du document vint rapidement confirmer ses doute : "Lyre, fille de Solhaut. "

Affectée, celle qui n'était plus tout à faire une enfant mais pas encore une adulte fut contrainte de lâcher de sa main gauche le parchemin pour venir se frotter les yeux. Il fallait qu'elle lise cette lettre, la reine venait de lui ordonner de le faire mais la petite Laguz savait que cela la ferait souffrir...

Serrant les dents, retenant ses larmes, elle affichait une grimace indigne de son interlocutrice, une expression qui aurait pu lui valoir une punition terrible. Malgré tous ses efforts, le masque ne tenait plus, mais fort heureusement, Nia pouvait toujours cacher son visage derrière la longue lettre. La petite laguz laissait ses yeux félins parcourir ces lignes que sa mère semblait avoir tracées avec un soin extrême, témoignage s'il en fallait de l'importance qu'elle accordait à ce pli.

La lettre fut un calvaire à lire pour Nia. Lyre commençait après les salutations d'usage par se présenter comme la mère de la petite Laguz qui venait de se porter volontaire pour la cérémonie du sacrifice. Elle enchainait ensuite sur son amour pour sa fille, avant de finalement supplier la reine de lui accorder de pouvoir échanger sa place avec celle de Nia. La fille de Lyre se doutait du résultat final de sa lecture, c'est bien typique de sa mère que de proposer cela. Depuis leur capture, elles n'avaient plus que l'une et l'autre mutuellement, aucune des deux ne supportait l'idée de devoir continuer à vivre sans l'autre.

Et à présent, la reine lui offrait le choix... Elle lui demandait de choisir qui serait le prochain sacrifice entre elle et sa mère adorée, lui offrant même le luxe de quelques jours pour y réfléchir. Nia était complètement décomposée, elle ne retenais plus ses larmes qui coulaient le long de ses joues avant de venir s'écraser sur le sol à ses pieds. Elle chérissait sa maman, elle était comblée qu'elle soit prête à donner sa vie pour elle, mais elle l'a détestait de lui offrir ce choix et elle se détestait elle même d'avoir une petite voix qui lui disait qu'elle pourrait partir explorer le monde une fois sa mère morte.

À bout, la petite Laguz déchira le parchemin avant d'en jeter les morceaux au sol. Son visage était déformé par un horrible mélange de tristesse et de frustration. Le masque avait littéralement explosé, l'étiquette se voyait balayée par la puissance des sentiments de la petite :

« Votre majesté, je vous ai répondu avec franchise, je vous ai ouvert mon cœur et présenté mon passé aussi bien que mes rêves. Je n'ai pas cherché à vous offenser et ai tâché de toujours porter fièrement le fardeau qui est le mien depuis maintenant dix ans. Alors pourquoi me torturez-vous donc ainsi ? Qu'est-je donc fait à Agartha pour que toujours ce pays veuille me voir souffrir !? On m'a volé mon héritage, ma tribu, ma famille, ne me laissant que ma mère ! On a ensuite manqué de peu de m'enlever cette dernière et je n'ai pu que gagner un sursis en mettant ma propre vie dans la balance. J'ai tâché de ne jamais me plaindre et d'assumer mon destin et les conséquences de mes actes. Je ne pense pas avoir failli.
Mais aujourd'hui, demandez-vous sincèrement à une jeune fille qui adore sa mère plus que tout et ne possède plus qu'elle au monde si elle serait d'accord pour la sacrifier afin de rester en vie !? Me demandez-vous sincèrement de choisir entre elle et moi ? N'ai-je pas assez enduré de tourments pendant les quelques années de mon existence pour que l'on me convoque pour m'en imposer de nouveaux !?
Si ma place avait été échangé avec celle de mère, je sais pertinemment que j'aurais moi aussi écrit une telle lettre. Aurait-elle alors du choisir entre sa vie et celle de sa fille ? Pensez-vous qu'il y ai une bonne réponse à cette question !?
Qu'attendez-vous de moi reine Astéria d'Agartha !? »
Mer 9 Mai - 2:48
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