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Effectifs

Zones Libres : 4 membres
Agartha : 6 membres
Da'Lin : 4 membres
Valundra : 3 membre
Drakons : 2 membre

La situation du moment

Le Roi de Da'Lin vient de périr assassiné et le pays est en proie aux doutes car l'héritier du trône ne souhaitent pas y monter pour le moment. Les Drakons font de plus en plus parler d'eux.

Crédits Codage

Merci à Shoki/MV pour la barre latérale sur Never-Utopia
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Merci à Awful
Terrible



 

Astéria - The Queen [Terminée]

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Reine d'Agartha
Nation : Agartha
Métier : Reine Mère d'Agartha
Statut : Célibataire


Astéria Daenara d’Agartha

  • Sa Majesté
  • Enchanteresse - Tomes et Lances
  • Deux Siècles
  • Reine d'Agartha
  • Agartha
  • Semi-Elfe
  • Une source de pouvoir à exploiter
  • Ara Han - Elsword
“Aujourd'hui, je suis reine. Autrefois j'étais libre.”

Physique & Caractère


Calme et sereine, la Reine est une personne au sang-froid plus que remarquable. Elle fait partie de ce genre de personne qui réagira le plus souvent avec une attitude posée, quel que soit la situation. Observant et analysant tout ce qui peut se passer autour d’elle et dans son environnement. Astéria ne précipite jamais, n’ouvrant la bouche que pour dire quelque chose d'utile et n’abordant que peu des conversations au sujet de sa propre personne. Sans pour autant être dans la lune, c'est une personne très attentive au monde qui l'entoure, bien loin de l'indifférence que l'on pourrait lui attribuer par bien des moments. Préférant attaquer les choses de manière pondérée et réfléchie.

Débordant de fantaisie et d’inspirations, elle pourrait passer la moitié d’une semaine à se casser la tête sur une question philosophique qu’on lui aurait posée le matin pour plaisanter. Elle n’apprécie que peu les questions sans réponses et essaie toujours de trouver une solution à tout. Peu crédule et terre à terre, elle ne croit que ce qu’elle voit. Ce qui peu agacer assez souvent les personnes avec qui elle peut converser. Sa manie de faire la morale ou de corriger chaque tort d’une personne est quelque chose dont elle raffole. Le pire, c’est qu’elle gardera un ton à la fois sec tout en posant les choses de manière très calme. Ce qui peut décontenancer.  Rares sont les émotions qui s’expriment au travers de son visage. Des lèvres qui sourissent, un regard touchant, ces choses là sont le maximum que vous pouvez attendre d’elle.

L’inquiétude, le doute, la peur et la colère sont des sentiments qui sont peu perceptibles chez elle. Ne laissant rien de négatif transparaître sur elle, ce qui est essentiel quand on est une dirigeante, il est indispensable de faire voir un visage positif face au peuple. Très emphatique et pleine de compassion, elle n'hésitera pas à venir en aide à quiconque serait dans le besoin, même le plus simple, ceci étant l’une des missions principales d’une femme servant son peuple.

Selon elle, il n’y a ni bien, ni mal en ce monde. Seulement des actes qui reflètent des conséquences. Les ténèbres et la lumière forment une seule et même entité dans cet univers. Son mode de vie repose sur la recherche de ce constant équilibre.

Mais elle reste quelqu’un de très autoritaire avec son peuple, faisant de son mieux pour servir ses citoyens, elle attend un équivalent de ce dernier. Elle peut tolérer qu’une décision soit contestée, mais elle demandera au courageux qui a osera le faire un raisonnement digne de logique. C’est une personne très ouverte sur le débat mais qui déteste perdre son temps en déboires chronophages. Si il y a une chose qu’elle ne supporte pas et qui peut coûter cher, c’est le manque de respect et de discipline. Elle appuie néanmoins une certaine dichotomie dans le respect et la crainte, n’hésitant pas à faire appel aux deux pour gouverner son Royaume. Elle ne tolère ni retards ni paresse ni langage famillier, prônant qu’il y a un temps pour chaque chose. Le travail, c’est tout aussi sacré que les fêtes.

Adorant la faune et la flore, elle voit en elle tous les bienfaits que la Nature a pu lui apporter, malgré les difficultés que son territoire peut provoquer, tel un présent, elle le remercie chaque jour pour les dons qu’il a fait et qu’il fait à l’humanité.

Astéria est quelque peu partagée sur le plan sexuel. Elle aime autant que les hommes que les femmes, mais voit plus en les hommes un moyen de se reproduire, une façon de faire perdurer sa lignée qu’un compagnon de vie potentiel.

Fana de magie, Astéria y a voué la quasi-totalité de son existence. Elle passait son temps libre à l’étudier et la comprendre pour mieux la pratiquer, elle voit en elle une source infinie de possibilités et cherche constamment différents moyens afin d’aider son peuple au quotidien. Son rêve serait de pouvoir créer une source d’eau infinie et inépuisable pour que l’on évite de sacrifier de précieuses âmes à chaque rituel chaque année. S’il y a une chose sur laquelle elle se montre égoïste en termes de temps passé, c’est bien ses recherches.

Elle est consciente que le monde n’est pas sans dangers, surtout aujourd’hui, et que tôt ou tard, des affrontements auront lieu, des catastrophes comme celles des siècles précédents peuvent intervenir à nouveau. Elle n’a pas vraiment peur pour elle, mais davantage pour sa famille, ses amis et les citoyens d’Agartha.  Mais se salir les mains pour un monde meilleur ne la dérange pas.

Mère de plusieurs enfants, elle se montre néanmoins très dure avec eux. N’ayant pas de compagnon en vie, elle a donc laissé le soin à des tuteurs d’élever ses enfants quand elle ne pouvait se permettre de le faire mais était très regardante dessus. Astéria tient à garder des relations cordiales avec eux et attend énormément de sa progéniture. Implacable et intolérante au moindre écart avec eux, elle ne sait pas du tout comment faire pour leur montrer qu’elle les aime profondément.

Ce qui peut la déprimer un peu parfois en raison de leur âge, ayant eu notamment des amants non elfes, elle sait qu’à l’heure actuelle elle vivra plus longtemps qu’eux et se demande comment faire pour passer des moments heureux avec eux, qu’ils ne regrettent pas leur vie. L’idée de devoir enterrer ses enfants un jour la hante au plus profond de son être.


Physique :
Lorsque vous lui parlez, en portant une attention sur son visage, vous pourrez remarquer que ses grands yeux présentent un iris aussi brillant que l’ambre. Ses cheveux sont d’une couleur argentée platinée et sont parfaitement lisses, traînant derrière elle avec élégance et grâce. Se maquillant que peu, elle se contente d’ajouter du noir autour des yeux et un peu d’eye-liner à la finesse de ses traits fins et somptueux qu’elle aborde en tout temps.  Pour en finir avec son visage, elle décore toujours ses lèvres d’un rouge aussi éclatant que le rubis.

Même si elle ne vous l’avouera jamais, elle pèse presque une cinquantaine de kilogrammes à tout casser pour une taille de cent-soixante-quinze centimètres, ses origines elfiques jouant énormément dessus. Nous pouvons rajouter qu’elle a une poitrine bien développée, alliciante et est munie d’un galbe parfait en plus d’être callipyge. Elle a un ventre plat et la cambrure des reins légèrement accusées mettent en valeur sa taille fine, les membres modérément musclés. Son corps plutôt élancé et athlétique est un excellent témoignage de l’hygiène de son corps. On peut la reconnaître de loin à sa démarche altière, à sa silhouette élancée, ainsi qu’à ses mouvements précis.

Son teint reste très clair malgré le climat chaud où elle règne. Ne bronzant que très rarement. Elle reste sensible aux coups de soleil et préfère éviter de s’y exposer trop longtemps, prenant soin de son corps en tout moment.

Histoire

Bien des histoires et de légendes existent dans notre existent dans notre monde. Dragons, Elfes, Humains Héroïques, Laguz…  Anwenn ne compte plus le nombre de chroniques présentes dans l’histoire. Il est temps de conter la mienne.

Deux cents années, voilà deux cents années que mon âme foule les terres d’Anwenn, je pense qu’il est nécessaire de faire un bref récapitulatif de ma vie avant que les scribes ne viennent me demander audience pour écrire quelques livres sur ma personne. Au moins je saurai quoi dire.

Je suis née voilà deux siècles, vers le milieu de l’année 1000, fruit de l’union de mon prédécesseur, la Sainte Reine Lëren, une Humaine qui n’avait pas peur d’utiliser sa lance quand il le fallait, et de son époux Volondil, un puissant mage elfe qui avait eu son heure de gloire par le passé.

Mon enfance était tout ce qu’on pouvait espérer d’une princesse, jamais je ne manquais d’attention de la part des citoyens, jamais je ne pouvais être seule et j’avais quasiment tout ce que je voulais. Très jeune, ma mère s’est montrée très sévère avec moi, de la même manière que je le suis aujourd’hui avec mes enfants. Mais comparé à eux, à l’époque, je n’avais pas eu le bonheur d’avoir de fratrie. Je me demande encore aujourd’hui le sentiment que procure la présence d’un frère ou d’une sœur, cela est l’un de mes plus grands regrets.

Les souvenirs les plus mémorables de mes jeunes années étaient surtout les heures interminables à apprendre encore et toujours, bien que je sois férue de connaissances, on va dire que j’ai pris mon temps avant d’avoir ce goût de l’effort. Enfant je ne voulais que m’amuser et je trouvais cela ennuyeux d’étudier…comme la plupart des enfants au final. Je n’avais que peu d’amis mais nous étions liés par une grande fidélité, nous partagions beaucoup de choses et ils m’aidaient à vivre un peu plus facilement mon isolement dans cet immense palais. J’avais aussi eu la chance de devenir amie avec les Mages Prodiges de l’époque, qui se montraient particulièrement patients et pédagogues avec moi, même si nous étions du même âge. Une chose était sûre, c’était que j’adorais la magie et tout ce qui s’en rapprochait, grâce à mon père et à mes nombreux précepteurs, je pus apprendre dès mon enfance puis adolescence la maîtrise de sortilèges et de tomes.

Je ne peux raconter vraiment grand-chose d’autre sur cette période, les détails sont des souvenirs que je préfère garder dans mon cœur et je n’avais pas vécu grand-chose car je n’étais jamais sortie de l’enceinte de l’immense château dans lequel je vis. En même temps il y a tout pour vivre ici dans le plus grand luxe.

A vrai dire, je pense que les choses intéressantes de ma vie n’ont débuté que lorsque j’ai commencé mon premier voyage, quand j’ai découvert le monde.

Cela est intervenu quand une de mes amies, nommée Alicia, avec qui j’entretenais une fidèle (et très forte) relation épistolaire, s’est portée volontaire pour le rite annuel qui nous apporte l’eau dans notre pays. Je ne pus même pas voir mon amie mourir, elle qui avait un talent exceptionnel pour une mage et encore aujourd’hui, je porte le souvenir d’une amie brave et courageuse qui n’a pas hésité une seule seconde à sacrifier sa vie pour le bien du plus grand nombre. Chaque année je me faisais un sang d’encre pour les mages prodiges, mais là, il s’agissait d’un sacrifice. Un sentiment mêlé entre trahison, incompréhension, tristesse et devoir s’était emparé de moi. Quand ma mère m’expliquait que c’était normal et que mes larmes étaient bien faibles comparées à la quantité d’eau et de vie qu’apportaient les Mages prodiges. Elle avait toujours le mot pour heurter. Je commençais donc à me poser des questions sur la nécessité d’une Reine, la nécessité de prendre le pouvoir un jour.  Doit-on vraiment tuer un innocent pour que le Royaume continue de prospérer ?

Une réflexion me vint alors, si la magie permet de faire un miracle comme celui-là, n’existerait-il donc pas un moyen de se passer de ce rituel pour que nous ayons de l’eau toute l’année ? La magie, des possibilités infinies, il n’en fallait pas plus pour énerver ma mère et pour me donner un but dans la vie. C’est vers mes 16 ans que je commençai mes recherches dans la magie. Rapidement, je fus confrontée à un problème. Je pouvais demander tous les livres que je voulais, tous les ingrédients que je souhaitais, le besoin de faire des recherches sur le terrain était essentiel.

Peu après ma majorité, après une énième dispute de trop avec ma mère pour une indépendance, la décision de partir du Palais Royal m’est venue. Ce fut difficile pour ma famille mais j’étais jeune et je voulais voir le monde. Bref, même moi je n’échappais pas à ces envies de libertés, influencées par mes recherches. Même si, comme disait ma mère, « J’ai le temps ». Je ne réalisais pas encore à l’époque que j’avais environ 500 ans d’existence et que toute précipitation était fortuite. A l’époque, je voulais juste satisfaire un besoin, une envie. C’est là que ma génitrice eut une idée, une idée merveilleuse, face à ma volonté de partir, elle me l’autorisa, mais en suspendant mon titre royal et tous les privilèges qui allaient avec. Plus ou moins bannie du Palais, je n’étais pas autorisée à revenir avant au minimum un an. C’était radical, mais Mère disait qu’ainsi je pouvais me faire ma propre idée du monde et d’un œil « de roturier », que je pouvais ainsi voir le monde vu « d’en bas ». J’étais un peu chamboulée, car quand on part on est censé savoir où revenir, et je ne pouvais pas revenir chez moi pour ma part, du moins pas avant un certain temps.

Mais, pour la première fois de ma vie je sortais de l’enceinte du château. Pour la première fois j’avais l’impression de vivre.

Pour aller où ? C’était la grande question. VERS L’AVENTURE ! Une réponse tout aussi simple qu’efficace !

J’avais déjà réfléchi sur la manière d’entamer mon voyage. Une de mes amies d’enfance, une enfant de bourgeois qui était une de mes camarades de jeu (un privilège immense pour un non-noble), vivant un peu à l’écart de la capitale. Quand elle me vit arriver en pleine nuit, équipée d’une simple capuche, d’un sac et d’un tome, accompagnée de deux de mes plus fidèles vassaux, elle comprit immédiatement ce qui s’était passé. Et je pus passer ma première nuit chez elle, avant de repartir le lendemain, et de l’embarquer malgré elle dans mon aventure. Cette nuit là, nous avons pu parler d’un peu de tout et surtout on a convenu d’un déguisement pour moi, pour que je puisse me balader tranquillement un peu partout. S’en est résulté une coupe au carrée ridicule, des vêtements de roturiers que je trouvais puants, et enfin une cape à capuche crasseuse pour me fondre dans la foule. Rien d’agréable en somme.

A quatre, nous sommes donc partis, vers le premier lieu que je voulais visiter absolument, la région de Lagides. Là où résident les Mages Prodiges, je voulais en apprendre absolument plus sur la magie et surtout, pouvoir me recueillir sur la tombe de cette personne qui m’était chère. Il n’y avait plus de corps sur lequel pleurer car un jour où l’autre, nous devons nourrir les wyvernes, mais au moins une petite sépulture était là. J’en voulais vraiment à ce système, mais nous n’avions pas d’autre choix pour la survie du peuple mais un jour, je trouverai un moyen de combler ce rituel. Nous deviendrons alors vraiment un pays surpuissant face aux deux autres nations.

Par la suite, je me liée d’amitié avec une jeune fille, destinée à devenir Mage Prodige, mais qui refusait d’endosser cette responsabilité. Elle s'appelait Lovisa et n’était nulle autre que la petite sœur de feu mon amie Alicia, la ressemblance était frappante il fallait l’avouer. Ses pouvoirs magiques étaient juste immenses et dépassaient de loin les miens, preuve qu’à l’époque j’avais encore beaucoup à apprendre. Je n’étais pas née avec un talent inné, le peu que je savais faire, je le devais à l’entraînement et à la pratique intensive. Lovisa, comparé à sa sœur qui était calme, avait au contraire un tempérament beaucoup plus... énergique dirons-nous. Le plus  important, c’était qu’elle ne voulait pas être une mage prodige, elle voulait vivre sa vie tranquillement sans avoir à mourir dans un sacrifice qu’elle trouvait injuste.

J’avais le même point de vue qu’elle, mais je savais que d’un autre côté cela était nécessaire pour que le plus grand nombre puisse survivre. Je réalisai que sa grande sœur s’était sacrifiée également pour la même raison, pour surtout donner un avenir à sœur qui était son unique famille, pas pour qu’elle devienne à son tour un sacrifice. Cette réflexion m’est venue quand Lovisa me fit part de ses regrets et de sa volonté de quitter ces terres pour un meilleur monde. Je voyais en elle une détermination comme jamais je n’en n’avais vu auparavant. Je ne pouvais que l’aider à organiser sa fuite, une disparition. Un départ en bonne et due forme serait un déshonneur, un manque à son devoir. Mais je peux comprendre le désir de liberté et de volonté de vivre. Un comportement que j’observe énormément chez les Humains encore aujourd’hui d’ailleurs.

Partie avec moi pour vivre des aventures, cette jeune fille ne fut que la première d’une longue série à nous rejoindre. Au fil de nos voyages, on acceptait de plus en plus de gens dans notre groupe. Un groupe d’amis au départ, nous sommes devenus une énorme famille à au bout de plusieurs mois de voyage à travers les terres d’Anwenn. Nous étions une cinquantaine, ce qui était énorme pour moi. En plus chacun avait des caractéristiques et des capacités différentes, nous n’étions pas une armée, plus une guilde en fait. Des compétences différentes s’entremêlaient et avec le temps des contrats de plus en plus importants venaient à nous, surtout en zone libre. On pouvait passer à l’arrestation de bandits qu’à une aide pour la moisson, nous faisions vraiment de tout. Nous n’avions pas d’objectifs particuliers, nous étions de simples voyageurs en quête de connaissances sur notre monde. La plupart du temps on rendait service, on chassait des primes…on faisait ce qu’on pouvait pour gagner notre vie, la règle la plus importante était qu’on ne devait pas tomber dans l’illégalité ou prendre parti pour un pays, même Agartha. Un conflit diplomatique était bien ce qu’on ne souhaitait pas.

Et pourtant, à plusieurs reprises, nous nous sommes confrontés à des groupes importants. Ceux que je détestais le plus étaient les chasseurs d’esclaves illégaux, ces porcs venaient d’Agartha et se permettaient de se fournir en esclaves hors du pays, ce qui était interdit et contraire à notre éthique, je me demandais ce que faisait ma mère dans ces cas là. Elle les traquait ? Elle les arrêtait ? Je ne sais pas, c’était des gens très puissants même à la capitale, les mettre hors d’état de nuire n’était pas si simple je pense. Je pouvais comprendre petit à petit les préoccupations que pouvait avoir une Reine. Personnellement on se contentait de défendre le peuple d’Anwenn face aux chasseurs. C’est souvent cet idéal de justice et de liberté qui attiraient certaines âmes à rejoindre notre groupe.

C’est comme ça qu’au fil de mon voyage je me suis rendue compte que la vie était ainsi, que certains chercheraient le profit à tout prix en sacrifiant des vies, que d’autres personnes étaient foncièrement méchantes et surtout, que les humains représentent l’une des races les plus instables de l’Histoire. Ils changeaient tout le temps d’avis, se disputaient entre eux, se faisaient toujours la guerre et n’apprenaient que peu de leurs erreurs. Bien qu’ils soient les plus nombreux, j’avais l’impression qu’il s’agissait de la race la moins civilisée.

Diriger une guilde n’était pas de tout repos, je devais concevoir avec chacun des membres qui avait son avis, faire en sorte qu’un groupe puisse avancer dans la même direction, gérer les besoins et soucis de chacun. Déjà pour un groupe comme le mien j’avais du mal alors je n’imaginais pas pour un Royaume. Je pouvais bêtement sourire en pensant à ma mère qui devait gérer ça tous les jours et faire face à des difficultés qui pouvaient changer l’avenir de milliers de personnes. C’était une véritable leçon de vie que cette aventure m’offrait. Jamais je n’aurais souhaité que cela se termine un jour. Le plaisir d’explorer un peu plus le monde était ma raison de me lever chaque matin. Découvrir des villes, villages et interagir avec les habitants était vraiment une expérience formatrice. Progressivement, j’en oubliais ma raison initiale de ce voyage, faire des recherches pour le rituel d’Agartha. Petit à petit un rôle et ma place dans ce monde me venaient. Le poids d’une autre responsabilité se faisait apercevoir. Je le sentais, dans un futur proche, l’heure de mon retour au Palais sonnerait.

Mais ce n’était pas encore l’heure, bien que cela fasse quelques années que mon départ avait eu lieu. Je n’avais ni l’envie, ni le besoin de rentrer, vivre en tant que nomade au gré d’aventures me suffisait amplement. Or, comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin.

Nous étions habitués aux groupes de bandits organisés, maraudeurs, explorations et tout ce qui s’en rapproche. Cependant, jamais je n’aurais pu être préparée pour la fin de cette première aventure. Personne n’aurait pu l’être.

La Zone Libre était un endroit ou nous nous étions installés pendant plusieurs semaines, on peut même dire qu’on avait pu y trouver un quotidien. La vie y était calme, paisible, et loin du rythme cosmopolite que l’on pouvait avoir dans des pays comme Da’Lin ou Agartha. Nous étions près de la mer, proche d’un village avec qui nous échangions beaucoup. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où nous fûmes attaqués par un escadron de barbares. Ces derniers s’en étaient pris au village et tuaient les hommes avant de capturer femmes et enfants, bien évidemment, notre groupe s’est interposé. Mais ces gens là étaient forts, très forts, rien à voir avec les bandits ou mercenaires que l’on pouvait affronter par le passé. Non, ceux là étaient entraînés et faisaient preuve d’une grande tactique. Même notre groupe eut du mal à s’en remettre.

Nous avions pris part à un combat qui aurait demandé réflexion avant. Nous avions beau être en sureffectifs, ils s’étaient montrés particulièrement tenaces, pour ne pas dire cruels. Ce n’était qu’une quarantaine de personnes, mais les dégâts qu’ils ont pu faire étaient irréversibles. Quasiment tout était détruit. Ce n’était plus un village mais un tas de ruines.

Le Chef Ennemi capturé, nous pûmes comprendre qu’il s’agissait d’un raid de Valundra, une nation que je n’avais jamais visitée jusque-là. En l’interrogeant, il était possible de comprendre que de nombreux raids étaient occasionnés par des gens de cette nation, notamment pour aller chercher des esclaves ici et là. Ils avaient été repoussés, la victoire était notre, mais à quel prix ? Je me souviens avoir cherché de nombreux amis pendant des heures, pour n’avoir retrouvé que des corps non identifiables. Beaucoup des nôtres ont péri ce jour-là. Nous n’avions même pas eu le temps de les enterrer dignement. Même une femme avec qui je partageais des sentiments forts, ne put survivre à cette odieuse journée.

Maintenant que certains Valundriens avaient pris la fuite, ils allaient prévenir leurs supérieurs qu’ils ont trouvé de la résistance en Zone Libre, mon groupe n’aurait pu tenir face à une armée encore plus grande et plus puissante, il ne nous restait qu’un choix, la fuite. Nous n’avions pas envie d’entamer une guerre dénuée de sens contre Valundra, même si ces barbares ne demandent que ça. Et je ne voyais qu’un seul endroit pour protéger tout ce monde.

Il était grand temps de rentrer à la maison. Je ne me voyais pas fuir indéfiniment face à une bande de barbares. Au moins à Agartha, tout le monde avait la possibilité d’être en sécurité.

Mon premier voyage aura duré donc 4 merveilleuses années, 9 mois et 14 jours. Nous étions en 1024, une époque révolue. Une fois rentré au Pays Natal, j’ai fait mes derniers adieux à tout le monde, avant de rentrer chez moi, je me suis assurée que tout mon groupe puisse trouver un logement et vivre en paix au sein de notre pays, au moins ici, ils ne risquaient pas de subir un quelconque raid.

J’étais bien heureuse de rentrer, rien n’avait vraiment changé, tout était pareil, sauf une chose, Mère semblait assez préoccupée, tellement préoccupée qu’elle ne fit que peu d’éloges de mon voyage. Elle semblait troublée par autre chose.

En effet, Mère ne pouvait plus enfanter et cela la désolait, bien qu’elle m’ait eue très tôt, elle ne retomba pas enceinte après moi. J’étais donc devenue sa priorité absolue. Sa plus grande crainte était que notre lignée puisse s’éteindre un jour. Les Elfes n’étaient pas de grands reproducteurs non plus. Ma sécurité était donc devenue un enjeu à l’échelle du Royaume.

Je fus donc mariée en 1030 à un jeune humain plutôt adorable, mais que je ne portais pas dans mon cœur. Nous vivions cachés loin de la Capitale, le temps que j’enfante quelques enfants et qu’ils grandissent à leur tour. Je n’étais pas seule, j’avais de nombreux amis dont Lovisa, avec moi et toute une équipe de gardes et de domestiques qui avaient acceptés de passer plusieurs années de leurs vies, cachés à mes côtés. Cette vie ne me plut guère autant que je l’aurais voulu. J’ai eu des merveilleux enfants, mais je n’arrivais pas à les aimer autant que je le voudrais, car cette situation me dépassait et je le faisais pour faire plaisir à Mère. Je pouvais m’enfuir, mais à quoi bon, fallait-il vraiment mettre en péril le Royaume pour cela ? Je n’éprouvais pas d’amour pour mon premier mari, même si c’était un homme brave, beau et bon. Je ne pensais qu’à une chose. Repartir à l’aventure.

Ce que je fis, en 1045 quand mes premiers enfants étaient devenus assez grands, je pris la décision de m’en aller. J’avais rempli ma tâche auprès de ma mère qui avait maintenant 65 ans. Pouvait-elle être rassurée ? Non ! Bien sûr, elle voulait absolument que je sois préparée à prendre le trône, mais personnellement, j’avais envie d’autres horizons.

Je n’avais surtout pas fait le deuil de mes amis et de mon premier amour décédé face à Valundra, j’avais juré vengeance et je ne souhaitais plus la mort de mes proches de cette manière. J’étais donc partie à la recherche de puissance, de force. Bien que j’aie pu m’entraîner durant toutes ces années, j’étais toujours à la recherche de plus de pouvoir et d’expérience. A l’époque, je voulais un pouvoir destructeur digne de faire craindre un pays. J’ai donc voyagé seule pendant quelques temps, accompagnée de Lovisa, mon amie de toujours qui ne ratait jamais une occasion de venir avec moi. L’appel de l’aventure était plus fort que tout. J’ai pu rencontrer différentes personnes, me faire de nouvelles connaissances, mais surtout voir des amis qui ont vieilli, qui ont eu leur vie aussi et leur panel de choses à raconter. Le plus dur, c’était de voir mes amis humains avec des rides, appréciant le temps qu’il leur restait à vivre, tandis que moi je me baladais, sachant que j’en avais encore pour quelques siècles, j’ai longtemps eu un sentiment de culpabilité vis-à-vis de cette situation. Je me suis toujours demandée ce que je ferai une fois que tout ce beau monde aura disparu.

C’est ainsi que je fis la promesse à de nombreuses personnes qu’une fois que je deviendrai Reine, je ferai en sorte que leur descendance puisse vivre dans un pays où ils seraient heureux.  Protéger les nouvelles générations était un moyen pour moi d’accepter le cruel cours du temps.

Je suis rentrée au Palais en 1065, après avoir vagabondé pendant environ 20 ans. Pendant ces 20 années, j’ai tenté de voir ce que le monde avait à offrir, je pouvais rester parfois quelques temps au même endroit. J’ai même eu des aventures romantiques avec de nombreux hommes mais davantage de femmes. Lovisa ne me quitta jamais, restant ma meilleure amie pendant tout ce temps. C’était une Elfe, elle avait encore le temps devant elle et je comptais vraiment énormément sur sa présence pour la suite des évènements. J’avais eu de cette aventure ce que je voulais, des frissons, de la passion et le plus important, des souvenirs. Même si ce n’était pas exactement pareil que ma première aventure, ce qui était normal. Je n’avais aucun regret en rentrant et je pus m’occuper de ma mère qui, elle, préparait son départ vers un autre monde. Je crois qu’il s’agissait là des seuls vrais moments où je pouvais vraiment avoir la relation mère/fille que je désirais tant depuis toujours.

La Sainte Reine Lëren s’éteignit en 1075, à l’âge de 95 ans, perdre une mère est une chose que je ne souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi.

Pendant 25 ans, nous avons pris la décision mon père et moi de laisser le Trône en régence, le peuple avait beaucoup souffert de cette disparition et le deuil dura de nombreuses années. Je profitai de ce quart de siècle pour préparer mon ascension au pouvoir. Construisant des liens solides avec l’ensemble des habitants du pays. Les Nobles, les Nomades, les Mages, les Militaires, tous eurent ma visite pendant des années et de nombreux projets furent menés pendant cette régence pour faire plaisir à tout le monde et faire avancer les choses dans ce Royaume. J’appréciais vraiment ces moments car j’étais toujours sur le terrain à voir de près l’ensemble du peuple. Je devais faire en sorte que le Pays se sente uni et indivisible. On a dû travailler donc un sentiment d’appartenance pour Agartha et faire en sorte que mon accession au pouvoir se passe le mieux possible. Donner l’idée que toute pensée néfaste envers un autre citoyen d’Agartha était aussi grave que de nier la Couronne et inversement.

Je finis par prendre le Trône l’année de mes 100 ans, en 1100. Jour qui devint férié. Notre pays avait besoin d’un peu plus de fêtes et de traditions en plus de la religion déjà fortement présente. Cela contribuait à l’unité du Royaume. Je pense que le plus difficile, c’était d’appliquer une étiquette déjà fortement ancrée dans la Royauté. Mais cela a toujours son petit effet, comme le fait qu’il est interdit de poursuivre son repas une fois que j’ai fini de manger par exemple. Juste pour embêter certains ce sont des moments dont je profite malicieusement.
C’est ainsi que pendant un siècle je dirigeai le Royaume avec une main de fer dans un gant de velours, faisant en sorte que le plus grand nombre puisse s’instruire et se montrer utile à la société. Même les esclaves sont utiles chez nous et tout le monde contribue au bien commun. Je pus affronter quelques difficultés, bien souvent même. Gérer un pays est vraiment un métier difficile, cependant je ne supporte pas l’insubordination, je n’ai pas hésité à montrer une autorité répressive dès qu’il y avait la moindre idée de soulèvement.

Pour ce qui est des traditions, je fis installer des mœurs très tôt pour qu’aujourd’hui des idées malvenues au siècle dernier soient normales aujourd’hui. Par exemple, je fis savoir au monde que j’avais certes de l’affection pour les hommes, mais que je préférais les femmes de loin dès le début de mon règne, pour qu’avec le temps, ce qui semblait inhabituel rentre devienne du « bon sens ».

Mes enfants ? Je les ai envoyés comme fit ma mère autrefois, à l’aventure. Ils devaient se montrer sages et dignes de la famille royale. Je suis certes dure avec eux, mais c’est pour leur bien. La plupart sont rentrés aujourd’hui et d’autres continuent de voyager, j’espère qu’ils vont bien. Au moins je n’ai pas à m’inquiéter de perdre une descendance. Quand à mon successeur au trône…on verra ça au moment venu.

Ces derniers temps, les cultures se font de plus en plus rares et la tension monte dans le monde. Valundra, mes ennemis de toujours, se montrent intolérants face à notre mode de vie en pointant du doigt des choses aussi normales que l’homosexualité, je pense que dans les prochains mois on entendra parler d’eux, nous devons nous méfier mais j’ai d’autres priorités.

Malheureusement, je n’ai toujours pas trouvé en 200 ans de vie une solution contre le rituel qui nous apporte l’allégresse l’espace de quelques jours. Mais je poursuis mes recherches depuis mon adolescence et je n’abandonne pas. Je préserve la mémoire de tous ceux avec qui j’ai eu la chance de voyager et tous ceux que j’ai pu rencontrer. Aujourd’hui, la plupart de mes amis sont morts de vieillesse depuis des lustres. Les scribes ont pu préserver leur mémoire grâce à de nombreux récits et aujourd’hui beaucoup d’entre eux ont leur statue dans la capitale. Quand je regarde dans ma chambre la vieille cape que je trouvais sale, mon vieux tome avec des pages déchirées et ma lance rouillée, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agissait des meilleurs moments de ma vie. …Mes amis me manquent terriblement.


Créé par Kitsune
Désolée pour la longueur de l'histoire et pour l'attente ! Au plaisir de jouer avec vous tous et longue vie au forum !
Mar 24 Avr - 13:36
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Reine d'Agartha
Nation : Agartha
Métier : Reine Mère d'Agartha
Statut : Célibataire
Petit up pour dire que ma fiche est terminée ! Enfin !
Ven 4 Mai - 2:59
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Esprit de la Génèse

Validé(e) !

Bienvenue sur Fire Emblem : Bloodlines!

Maintenant que tu as passé l'étape la plus difficile, tu peux aller gambader librement au sein du forum!
Cependant, n'oublies pas d'aller recenser ton avatar. Ceci fait, tu pourras ensuite aller chercher des relations, des partenaires de rps, de construire ton récapitulatif rp si tu le souhaite, et/ou de t'en remettre à la Stray Arrow si tu souhaite avoir un peu de random dans tes rencontres!

A très bientôt sur Fire Emblem : Bloodlines!
Ven 4 Mai - 12:18
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